Escalopes.

BD-Cul et un doigt de Pulpe

Escalopes.
Les esca­lopes cui­si­nées par Michel ont un effet tor­ride sur sa com­pagne et ses copines.

Une bonne partouze pour commencer

Les épi­graphes des volumes de la col­lec­tion BD-Cul des Requins Mar­teaux sont tou­jours savou­reuses. «J’ai la sau­cisse qui sent le pois­son!», attri­buée à Eric Tabar­ly, ouvre Les esca­lopes, de Sébas­tien Lumi­nau. En prin­cipe, je vous parle de BD-Cul dès qu’un nou­veau volume est publié. Mais je n’ai pas du tout aimé La vil­la S., d’Antoine Cos­sé, paru au début de l’automne 2017. Trop chi­chi­teux pour moi, trop «artis­tique». Cela dit, je n’en vou­drai à per­sonne d’aimer ça, tous les goûts sont dans la nature, même les plus bana­le­ment petit-bour­geois.

En revanche, je me suis réga­lé avec Les esca­lopes, de Sébas­tien Lumi­neau. Sans en dévoi­ler l’intrigue, je peux vous dire qu’il s’agit des mésa­ven­tures de Michel, cadre moyen, qui découvre par hasard une recette puis­sam­ment aphro­di­siaque. Il y a une scène d’orgie très exci­tante, mais l’histoire parle essen­tiel­le­ment de la frus­tra­tion sexuelle, de tout ce plai­sir que l’on ne prend pas, que l’on n’ose pas prendre. Ça m’a confor­té dans l’idée que je serai plus épa­noui si on cou­chait régu­liè­re­ment les uns avec les unes, les unes avec les uns, les uns avec les uns, les unes avec les unes. Si on mélan­geait nos fluides cor­po­rels sans gêne, si on mêlait nos exci­ta­tions ailleurs que dans les stades de foot ou les grands maga­sins, si on com­mu­niait dans nos émo­tions autre­ment que devant un écran de télé­vi­sion ou d’ordinateur.  Let’s fuck, les amis!

Vous les avez lus?  

Quelques nou­velles des Edi­tions Lubric-à-brac Pro­duc­tion. Les quatre pre­miers pulps rem­portent un joli suc­cès d’estime. Vous pou­vez notam­ment lire les comptes ren­dus qu’en a fait Sté­phane Erbis­ti sur le site horreur.com (Tripes et boyaux dans le métro, Pedro Cabre­ra très à l’aise dans l’arène d’Upékuté, Le pis­to­le­ro et l’assassin aiment les gros seins, Zom­bies lubriques sous les tro­piques).

De son côté, Chris­tophe Bier, qui les a beau­coup aimés, va bien­tôt leur consa­crer une chro­nique dans Mau­vais genres, sur France Culture. Je vous tien­drai au cou­rant.

Les Edi­tions Lubric-à-brac Pro­duc­tions seront pré­sentes au pro­chain Salon du livre de Genève, du 25 au 29 avril, sur le stand des Insé­cables. Pour ça aus­si, je vous don­ne­rai des pré­ci­sions.

En atten­dant, vous pou­vez tou­jours les com­man­der sur le site ou les ache­ter à la librai­rie HumuS (et bien­tôt dans d’autres lieux). Dès que ces quatre-là seront ven­dus, quatre autres  seront publiés!

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