Eros et Bacchus trinquent à Aigle

jambes

Tan­dis qu’à Cannes on sor­tait les palmes (pour mieux nager?), deux dieux avaient ren­dez-vous à Aigle, non pas pour se faire prier mais pour célé­brer le sexe et le vin. Je ne pou­vais pas ne pas y être.

Les dieux, c’est Eros et Bac­chus, et à Aigle avait lieu same­di soir (24 mai 2014 – je pré­cise pour les his­to­riens qui liront ce billet dans quelques siècles) le ver­nis­sage de l’exposition à laquelle ils ont don­né leurs noms.

Nicolas Isoz (à gauche), directeur du Château d'Aigle, et Michel "Humus" Froidevaux, à l'heure des discours.
Nico­las Isoz (à gauche), direc­teur du Châ­teau d’Aigle, et Michel “Humus” Froi­de­vaux, à l’heure des discours.
La cour du château pendant l'apéro.
La cour du châ­teau pen­dant l’apéro.

Une expo­si­tion mon­tée par Michel «Humus» Froi­de­vaux et sa com­pagne Danièle Mus­sard, avec l’aide de vaillants jeunes hommes et de vaillantes jeunes filles.
Il s’y trouve mille choses à voir: des œuvres d’art, des objets, des pho­tos, des éti­quettes de vins, des extraits de films… Je ne vais pas vous en dire plus, L’Hebdo en a par­lé, d’autres jour­naux aus­si. Et vous trou­ve­rez plus de ren­sei­gne­ments ici.

L'exposition se déploie sur plusieurs étages. Un labyrinthe où se perdre coquinement, de coins en recoins.
L’exposition se déploie sur plu­sieurs étages. Un laby­rinthe où se perdre coqui­ne­ment, de coins en recoins.

L’exposition est accom­pa­gnée d’un beau livre-cata­logue de 432 pages, conte­nant un mil­lier d’images et quelques textes, dont un fabliau bachique de mon cru (Les dieux font la paire). Vous pou­vez bien sûr trou­ver le livre chez Humus, ou chez votre libraire préféré.

Le livre-catalogue.
Le livre-cata­logue.

D’agréables rencontres

Le ver­nis­sage a été bien arro­sé et j’ai sur­tout dis­cu­té avec les Pari­siennes Véro­nique Wille­min et Nanad’ Paname. Véro­nique est archi­tecte, pho­to­graphe et elle a écrit plus de 60 livres sur toutes sortes de sujets. Le der­nier en date est Les secrets de la nuit, chez Flam­ma­rion, je suis en train de le lire, c’est épa­tant. Nana, elle, a publié, avec Marianne Char­gois, Le petit théâtre mas­tur­ba­toire, chez Humus; elle m’a ame­né un des­sin que je lui ai ache­té, mais il est tou­jours chez Humus, je ne peux pas vous le mon­trer. Sinon, j’ai évi­dem­ment trin­qué avec Jean-Luc For­nel­li (il a réa­li­sé quelques col­lages pour l’exposition, dont un «Pinot noir» qui repré­sente ce à quoi vous pen­sez; oui, il a osé) et Pierre Yves Lador (lui, il a écrit un texte pour le livre-catalogue).

Juste avant de par­tir, j’ai échan­gé deux mots avec Julien Käser, que je me pro­mets de vous pré­sen­ter depuis long­temps, et je m’en veux de ne pas l’avoir encore fait, j’adore ses des­sins, j’aimerais mieux le connaître.

Michel Froidevaux et Véronique Willemin.
Michel Froi­de­vaux et Véro­nique Willemin.
Jean-Luc Fornelli devant la vitrine où sont exposés ses collages.
Jean-Luc For­nel­li devant la vitrine où sont expo­sés ses collages.

Je vou­lais faire un billet court, c’est raté.

Que cela ne vous empêche pas d’aller à Aigle voir l’exposition (jusqu’en février 2015) et, sur­tout, d’ache­ter le livre.
Et n’oubliez sur­tout pas de sacri­fier régu­liè­re­ment, tant à Eros qu’à Bacchus.

Le moine a soif...
Le moine a soif…
... d'une belle paire de seins, entre lesquels va le catapulter la machine.
… d’une belle paire de seins, entre les­quels va le cata­pul­ter la machine.
Une des images de l'expo et du livre. Belle grappe...
Une des images de l’expo et du livre. Belle grappe…
Une ancienne étiquette du Satyre de l'ami et camarade Noé Graff. Buvez ses vins, qui sont aussi ceux de sa fille Noémie, ils font l'ivresse belle. Le site du Satyre
Une ancienne éti­quette du Satyre de l’ami et cama­rade Noé Graff. Buvez ses vins, qui sont aus­si ceux de sa fille Noé­mie, ils font l’ivresse belle. (Le site du Satyre)
Au troisième étage du château, un poste de télévision diffuse des vidéos plus que coquines, notamment celle de ce beau travesti, ou encore d'une japonaise dont le sexe sert de réceptacle à un verre de vin. Voilà qui donne soif.
Au troi­sième étage du châ­teau, un poste de télé­vi­sion dif­fuse des vidéos plus que coquines, notam­ment celle de ce beau tra­ves­ti, ou encore d’une japo­naise dont le sexe sert de récep­tacle à un verre de vin. Voi­là qui donne soif.