Noël gay

L’Avent très con des Schinken Pochon (2)

Noël gay
Simon-Pierre espère pro­fi­ter de la magie de Noël pour se libé­rer de ses fan­tasmes homosexuels.

La crise de foie de Simon-Pierre

Jacques-André Schin­ken est pro­fes­seur d’histoire-géographie, il vote socia­liste, il a 56 ans. Nadège Pochon est psy­cho­logue, elle vote Vert Libé­ral, elle a 55 ans. Ils ont deux enfants, Simon-Pierre, 21 ans, étu­diant en droit, et Prune, 19 ans, artiste.

Grâce à Dieu, je me sens libé­ré. Grâce à maman aus­si, qui a réus­si à éloi­gner Prune de la mai­son. Les hor­ribles images qui me tour­men­taient ont presque dis­pa­ru, Satan est tenu à dis­tance, loué soit le Sei­gneur, gloire au Dieu tout puis­sant, que Son règne vienne!

J’ai arrê­té de fan­tas­mer sur Sébas­tien-Julien, un étu­diant en HEC ren­con­tré au Rol­lex Lear­ning Cen­ter. Quand je l’ai vu pour la pre­mière fois, au som­met de la vague de béton qui des­cend vers la café­té­ria, mon cœur s’est embal­lé et j’ai sen­ti dans mon inti­mi­té le besoin d’être pos­sé­dé par lui. C’était irré­pres­sible. Appre­nant qu’il fai­sait du bad­min­ton, je me suis ins­crit au club de l’université pour pou­voir l’approcher.

Ping-pong
Avant de ren­con­trer Sébas­tien-Julien, le fils Schin­ken Pochon s’adonnait au ping-pong.

A la vue de son sexe dans les douches, après l’entrainement, j’eu l’impression que mes fesses s’écartaient toute seules, de la salive enva­his­sait ma bouche, la main de Luci­fer se refer­mait sur ma nuque. Rou­gis­sant, je m’étais sen­ti hyp­no­ti­sé par ce ser­pent de chair dia­bo­lique. Ren­tré à la mai­son, j’ai man­gé une boîte entière de truffes au cho­co­lat, ima­gi­nant que c’était les tes­ti­cules de Sébas­tien-Julien que je fai­sais rou­ler sur ma langue. Résul­tat: une crise foie monumentale…

vestiaire
Dans les ves­tiaires, après une par­tie de bad­min­ton, les joueurs se détendent en s’amusant.

Aujourd’hui, c’est ter­mi­né, ça va mieux. J’ai arrê­té le bad­min­ton et me concentre sur mes cours de droit com­mer­cial. Le pas­teur Gaël Benoît, qui guide spi­ri­tuel­le­ment mon groupe de jeunes pro­tes­tants fon­da­men­ta­listes, m’a conseillé des bains de siège dans l’eau gla­cée. Ain­si, je ne res­sens plus le souffle brû­lant de Luci­fer sur mon anus.

neige
Le pas­teur Gaël Benoît guide ses jeunes dis­ciples lors de balades rafraî­chis­santes ayant pour but d’annihiler leur sensualité.

Avec maman, nous nous occu­pons des déco­ra­tions de Noël tan­dis que papa, avec ses cama­rades du par­ti socia­liste, essaie de convaincre les men­diants Roms de ren­trer chez eux pour trou­ver un vrai tra­vail et de la digni­té. Je ne suis pas cer­tains qu’ils soient chré­tiens, ces gens. Je leur trouve une tête de musul­mans. J’espère que papa ne prend pas trop de risques.

Nous avons allu­mé la troi­sième bou­gie sur la cou­ronne de l’Avent. C’est beau, ça brille, ça illu­mine le salon tan­dis que nous enton­nons un can­tique, Hosan­na! Mais il ne faut pas trop que je regarde les bou­gies tan­dis que nous chan­tons. Leur forme me fait pen­ser à des choses… Mon Dieu! Des choses hor­ribles. Et l’odeur de sapin res­semble tel­le­ment à celle du gel douche de Sébas­tien-Julien. Vite, un bain! Vite, de l’eau glacée!

Bougie
Les bou­gies de la cou­ronne de l’Avent sont un peu trop évo­ca­trices pour Simon-Pierre.

La semaine prochaine: Jacques-André se souvient d’un Noël en particulier