Mortel frustration

(Sur la photo, Diane Webber)
(Sur la pho­to, Diane Web­ber)

La vie sexuelle de nos amies les bêtes est tou­jours pleine d’enseignements à ne pas négli­ger.

La frus­tra­tion est un des piliers de notre culture judéo-chré­tienne. «Si on avait tout ce qu’on vou­lait, on n’aurait plus envie de rien», ânonnent les dames dans les salons de coif­fures et les hommes au comp­toir du Café du Com­merce. Pour vivre heu­reux, vivons frus­trés? Pas sûr…
Selon le site san­té log, des cher­cheurs de l’Uni­ver­si­té du Michi­gan ont éta­bli que «les mouches à fruits mâles qui per­çoivent les phé­ro­mones sexuelles des femelles sans avoir la pos­si­bi­li­té de s’accoupler, montrent des baisses rapides de leurs réserves de graisse, moins de résis­tance à la famine et plus de stress. Frus­trées, elles vivent moins long­temps. Lorsque l’accouplement leur est auto­ri­sé, ces effets néga­tifs sur la san­té et le vieillis­se­ment sont inver­sés.» Ça me semble clair, non?

Mouches à fruits.
Mouches à fruits.

De l’évolution des espèces

Chez Sapiens, le moins qu’on puisse dire, c’est que nous ne bai­sons pas chaque fois que l’on en a envie. Tant mieux, pensent les culs-bénis et les pisse-froids. (Là, je dois prendre la pré­cau­tion de pré­ci­ser que l’on ne doit avoir envie de cho­ser qu’avec des adultes ayant eux aus­si envie, et que s’il s’agit de per­sonnes de sexe fémi­nin, il faut attendre que ce soient elles qui demandent. Sinon, pan­pan culcul.) Donc, disais-je, on ne baise pas chaque fois qu’on en a envie, et on meurt. C’est scien­ti­fique. Et alors? Alors, pour retar­der le moment où nous allons arri­ver au bout du plon­geoir, ce n’est pas de sport, de yoga, de médi­ta­tion, de régime, de caisse de pen­sion ou de sup­po­si­toires bios dont nous avons besoin, mais de SEXE (de cul aus­si). Fuck la vie!

Même si ça n’a pas l’effet escomp­té et que l’éternité conti­nue de se refu­ser à nous, on se sera bien plus amu­sés ain­si qu’en regar­dant les mouches s’enculer au pla­fond en se deman­dant quand allait arri­ver notre tour, nom de Dieu!

- Helmut, j'adore méditer avec toi, mais là, j'ai envie de te sucer la bite.
- Hel­mut, j’adore médi­ter avec toi, mais là, j’ai envie de te sucer la bite.
- Comme tu es fort, Jean-Jacques! A part tes muscles, tu arrives à bander autre chose?
- Comme tu es fort, Jean-Jacques! A part tes muscles, tu arrives à ban­der autre chose?
- Françoise, j'en ai marre du yoga. Ne change pas de position, je vais en profiter pour te brouter la chatte.
- Fran­çoise, j’en ai marre du yoga. Ne change pas de posi­tion, je vais en pro­fi­ter pour te brou­ter la chatte.
- Et si on arrêtait de faire les cons et qu'on s'enculait?
- Et si on arrê­tait de faire les cons et qu’on s’enculait?
- Chère Carole, j'adore nos parties de badminton, mais comme ni votre mari ni mon épouse ne sont là, pourquoi n'en profiterions-nous pas pour avoir une relation sexuelle?
- Chère Carole, j’adore nos par­ties de bad­min­ton, mais comme ni votre mari ni mon épouse ne sont là, pour­quoi n’en pro­fi­te­rions-nous pas pour avoir une rela­tion sexuelle?