Cunilingus saphique et poilu.

Reprendre du poil de la bête

Nous uti­li­sons tous les jours des expres­sions sans connaître leur ori­gine ni même par­fois leurs sens exact. Grâce au Petit Lubric illus­tré, sachons mieux de quoi l’on parle.

Si aujourd’hui cette expres­sion signi­fie «aller mieux», ce n’est pas exac­te­ment son sens véri­table, explique Claude Dune­ton dans l’indispensable La Puce à l’oreille. «Cette façon de par­ler consti­tue l’héritage d’une ancienne croyance qui remonte aux Romains, selon laquelle il fal­lait poser sur la plaie un poil du chien qui vous avait mor­du. Autre­ment dit, gué­rir le mal par le mal. On disait autre­fois ‟Aller au poil du chienˮ, ou ‟retour­ner à la bêteˮ: refaire ce qui nous a bles­sé ou pro­vo­qué du désa­gré­ment. Les Anglais, res­tés près de la tra­di­tion antique, disent: take a hair of the same dog that bit you, et l’appliquent volon­tiers au remède bien connu qui consiste à ava­ler un verre d’alcool le len­de­main d’une cuite pour chas­ser la gueule de bois.»

Illustrons l’expression

Cunilingus saphique et poilu.
San­dra et Clo­tilde mettent beau­coup d’ardeur et de gour­man­dise à gou­gno­ter leurs vulves poilues.

Clo­tilde et San­dra sont deux bonnes copines. Leurs maris tra­vaillent dans les nou­velles tech­no­lo­gies et les délaissent, ne par­ve­nant plus à ban­der que pour la Sili­cone Val­ley. Alors elles se gouinent avec délice, se lèchent, se doigtent, se sucent le ber­lin­got et tout le reste. Las, lors de leur der­nière ren­contre saphique, San­dra s’est retrou­vée avec un poil de Clo­tilde coin­cé au fond de la gorge. Elle étouf­fait, il a fal­lu appe­ler les pre­miers secours, l’emmener à l’hôpital. A peine en fut-elle sor­tie qu’elle déci­da de «retour­ner à la bête», de replon­ger entre les jambes de son amante, sur sa vulve four­nie, repre­nant là ce qu’elle avait mal­en­con­treu­se­ment dû lais­ser en plan. «Tu as repris du poil de la bête», s’est réjouie Clo­tilde, bai­gnant abon­dam­ment la bouche de San­dra de ses sucs intimes. «Ça tombe bien, j’ai invi­té le bel infir­mier qui t’a secou­rue à venir prendre le thé et, par la même occa­sion, à nous prendre nous-même par tous les côtés.»

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