Résurrection, clito, BD-Cul

Les reporters de l'Actu Q parcourent sans répit le monde à la recherche des nouvelles les plus fantastiques.
Les repor­ters de l’Actu Q par­courent sans répit le monde à la recherche des nou­velles les plus fan­tas­tiques.

«Elle avance puis recule, tout dou­ce­ment, puis plus fort, heu­reu­se­ment c’est bien lubri­fié et son rythme, dou­ce­ment me fait pas­ser d’une espèce de sen­sa­tion dif­fuse à une exci­ta­tion non plus intel­lec­tuelle, mais phy­sique.» Le der­nier jour, par Cari­bo­nex, sur le site Reve­bebe

Le retour à la vie d’un pénis

Est-ce que vous vous sou­ve­nez de Moham­med Abad? C’est en jan­vier que je vous ai par­lé de cet Ecos­sais qui a per­du son pénis dans un acci­dent de voi­ture lorsqu’il était enfant. Après plu­sieurs opé­ra­tions, il s’est retrou­vé, à 43 ans, équi­pé d’un sexe de 20 cen­ti­mètres. Une pro­thèse qu’il peut faire ban­der en pom­pant du liquide dans son esto­mac. Char­lote Rose, une tra­vailleuse du sexe bri­tan­nique, s’était pro­po­sée pour dépu­ce­ler Moham­med. Eh bien, c’est chose faite, nous apprend Le Répu­bli­cain Lor­rain. Un beau cas de résur­rec­tion de pine. Allé­luia!

Mohammed Abad a inauguré son nouveau sexe.
Moham­med Abad a inau­gu­ré son nou­veau sexe.

Ode au clitoris

Le cli­to­ris a long­temps été occul­té. Dans cer­taines cultures, il est tou­jours exci­sé. Pour beau­coup de mâles occi­den­taux (et de femelles aus­si), il s’agit juste d’un bou­ton à titiller lors des pré­li­mi­naires. Aujourd’hui, on sait que le cli­to­ris mesure de 9 à 12 cen­ti­mètres de long et 6 cen­ti­mètres de large, qu’il est essen­tiel­le­ment interne et que c’est le seul organe qui ne serve à rien d’autre qu’au plai­sir (voir le billet La face cachée du cli­to). On peut décou­vrir tout ça en chan­son: «Une chaîne You­Tube vient de sor­tir un clip déjan­té autour de l’inénarrable cli­to­ris, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est drôle», révèle Mad­moi­zelle. C’est extra, allez voir ça! Et tou­jours en rela­tion avec le cli­to, un autre clip, qui «paro­die Orle­san (rap­peur mièvre, ndlr.)», annonce Le Huf­fing­ton Post.  Ça s’appelle C.L.I.T – Saint Valen­tin, et c’est très bien.

La chanteuse Dorian Electra, déguisée en clitoris, dans son joyeux clip.
La chan­teuse Dorian Elec­tra, dégui­sée en cli­to­ris, dans son joyeux clip.
Elvire Duvelle-Charles (à gauche) et Sarah Constantin dans leur parodie du stupide Orlesan.
Elvire Duvelle-Charles (à gauche) et Sarah Constan­tin dans leur paro­die du stu­pide Orle­san.

Les voyages de Teddy Beat

J’aime beau­coup la col­lec­tion BD-Cul des Requins Mar­teaux. Je vous l’ai déjà pré­sen­tée ici, ici, ici et ici. Mais, dis­trait par je ne sais quoi (un truc sexuel, bien sûr), j’ai oublié de m’enquérir des nou­velles paru­tions en 2015. Du coup, lorsque j’ai deman­dé l’autre jour à Michel Pen­nec, de la librai­rie Humus, si des nou­veaux albums avaient paru, il m’en a sor­ti deux d’un coup. Agréable sur­prise, ma foi. Le pre­mier, c’est Les voyages de Ted­dy Beat, de Mor­gan Navar­ro. Ted­dy est un sym­pa­thique gar­çon, bleu et légè­re­ment obsé­dé par le cul (comme moi, sauf pour la cou­leur). S’étant «fait sucer par la sœur som­nam­bule de son meilleur ami», il décide de faire une pause sexuelle et de par­cou­rir le monde pour pen­ser à autre chose. Vous ima­gi­nez bien que cette petite thé­ra­pie ne fonc­tionne pas. Ted­dy Beat va ain­si se retrou­ver à cho­ser aux quatre coins du monde, dans toutes les langues, sous des bur­qas, avec des dieux hin­dous ou une top model pari­sienne. A la fin, for­ni­quant avec une jog­geuse israé­lienne, il va faire tom­ber le mur qui sépare Israé­liens et Pales­ti­niens, et tout le monde baise joyeu­se­ment. «Je te pro­mets qu’on ne com­met­tra plus jamais d’attentats chez vous», dit une sexy com­bat­tante du Hamas à un sol­dat juif avec qui elle copule, lequel lui répond: «Et moi, je te jure que nous n’établirons plus de colo­nies en-dehors de nos fron­tières». «Quelle belle leçon de vie», conclu Ted­dy. Sha­lom, salaam!

Edité par Les Requins Marteaux. 120 pages, 18 fr. 60 chez Humus, à Lausanne. PS : je vous parlerai de l’autre album, L’Odyssée du vice, de Delphine Panique, la semaine prochaine.
Edi­té par Les Requins Mar­teaux. 120 pages, 18 fr. 60 chez Humus, à Lau­sanne.
PS : je vous par­le­rai de l’autre album, L’Odyssée du vice, de Del­phine Panique, la semaine pro­chaine.