Que se passe-t-il chez les Schinken Pochon? (2)

Shampoing, pubis
Nadège Pochon a chan­gé de sham­poing; elle va peut-être éga­le­ment revoir ses orien­ta­tions poli­tiques.

Jacques-André Schin­ken est pro­fes­seur d’histoire-géographie, il vote socia­liste, il a 56 ans. Nadège Pochon est psy­cho­logue, elle vote Vert Libé­ral, elle a 55 ans. Ils ont deux enfants, Simon-Pierre, 21 ans, étu­diant en droit, et Prune, 19 ans, artiste.

Nadège se radicalise

Quelle naï­ve­té! Quel aveu­gle­ment! Simone Veil est morte et tout le monde à l’air de trou­ver ça nor­mal. Pour­quoi per­sonne n’évoque la piste isla­miste? Moi, je suis per­sua­dée que c’est un coup des tali­bans, de Daesh ou d’Al Quaï­da. Je suis cer­taine que ces bar­bus bar­bares l’ont empoi­son­née, ou étouf­fée sous son oreiller, ou pous­sée dans les esca­liers. La police a-t-elle véri­fié si sa femme de ménage n’était pas musul­mane?

J’ai envoyé un mes­sage à Prune, actuel­le­ment en Cali­for­nie où elle fait un repor­tage pour un quo­ti­dien de réfé­rence suisse romand. Je lui ai dit qu’il fal­lait abso­lu­ment qu’elle revienne en Europe enquê­ter sur une filière ter­ro­riste dont per­sonne ne parle: les employées de mai­son et les aides-soi­gnantes isla­mistes. Elles œuvrent dans l’ombre, dans nos cui­sines, nos buan­de­ries, nos hôpi­taux, nos EMS. Vous n’avez jamais remar­qué le nombre de morts qu’il y a dans les EMS? Cela ne vous semble pas sus­pect? Dans celui où nous avons mis mon père, une des aides-soi­gnantes est – tenez-vous bien! – Maro­caine. Et ensuite, on s’étonne…

Cuisine
Nadège soup­çonne le per­son­nel de mai­son d’origine musul­mane d’empoisonner la nour­ri­ture des per­sonnes qui l’emploient.

«Je t’ai trou­vé un beau black, bien mem­bré, qui va bien te ramo­ner. Il adore les vieilles, ça va te faire oublier les infi­dé­li­tés de papa», a répon­du Prune. Je crois que nous avons tota­le­ment raté son édu­ca­tion. D’abord, on ne ramone pas les che­mi­nées en été, que je sache. Ensuite, beau­coup de Noirs sont musul­mans et je lui ai recom­man­dé d’absolument évi­ter ces fana­tiques, d’appeler immé­dia­te­ment la police quand elle en voit un. Quant aux infi­dé­li­tés de Jacques-André, je pré­fère ne pas en entendre par­ler.

Plage
En repor­tage en Cali­for­nie, Prune a trou­vé un amant poten­tiel pour sa mère.

Je sais très bien qu’il me trompe avec la secré­taire de sa sec­tion du par­ti socia­liste, une gour­gan­dine nom­mée Gise­la. Mais au moins c’est une bonne chré­tienne, elle est d’origine espa­gnole. Et c’est tant mieux si Jacques-André secoue sa ridi­cule nouille dans son vagin à elle plu­tôt que dans le mien. Ces choses-là me dégoûtent. Moi, j’ai une mis­sion: la lutte contre l’islam.

Travesti
Nadège n’a pas encore décou­vert le secret de Gise­la, la secré­taire du par­ti socia­liste. Et Jacques-André?

Heu­reu­se­ment que j’ai Simon-Pierre. Lui, il ne fri­cote pas avec les filles, ni avec les musul­mans. Il est actuel­le­ment à Ber­lin, avec un ami, où il évan­gé­lise les homo­sexuels. Il a vrai­ment du cou­rage. Toutes les nuits, lui et son cama­rade fré­quentent les endroits où de mal­heu­reux jeunes gens suc­combent à leur vice. Je crois qu’il en souffre et je m’inquiète pour sa san­té. Lorsque je lui ai télé­pho­né hier, il a dû écour­ter la conver­sa­tion car son ami était en train de lui admi­nis­trer un lave­ment. J’espère qu’il n’est pas malade.

Culs nus
Simon-Pierre et son cama­rade des jeu­nesses pro­tes­tantes fon­da­men­ta­listes font des efforts pour s’approcher au plus près des gay ber­li­nois.

Comme je suis sou­vent seule ces temps, je réflé­chi beau­coup. Je me demande si ce n’est pas le moment de prendre des grandes déci­sions. Peut-être Jacques-André et moi devrions-nous divor­cer. Peut-être devrais-je cou­per les ponts avec Prune, aller retrou­ver Simon-Pierre à Ber­lin, m’en occu­per s’il a des pro­blèmes de tran­sit, l’aider à conver­tir les homo­sexuels, à lut­ter contre les isla­mistes qui les oblige à avoir des rela­tions sexuelles entre gar­çons. Sur­tout, je me demande si je ne devrais pas chan­ger poli­ti­que­ment. Les Verts Libé­raux sont un peu trop mous à mon goût. Je crois que je vais adhé­rer au Par­ti libé­ral-radi­cal.

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