Rose et bite

Que se passe-t-il chez les Schinken Pochon?

Rose et bite
Jacques-André Schin­ken est atti­ré par la secré­taire de sa sec­tion locale du Par­ti socia­liste.

Jacques-André infidèle

Jacques-André Schin­ken est pro­fes­seur d’histoire-géographie, il vote socia­liste, il a 56 ans. Nadège Pochon est psy­cho­logue, elle vote Vert Libé­ral, elle a 55 ans. Ils ont deux enfants, Simon-Pierre, 21 ans, étu­diant en droit, et Prune, 19 ans, artiste.

De grands chan­ge­ments se sont pro­duits dans la famille. Prune a déci­dé de deve­nir jour­na­liste. C’est une bonne idée, mais s’agit-il d’une pro­fes­sion d’avenir? Lorsque je lui ai posé la ques­tion, elle m’a répon­du: «Ne t’inquiète pas, mon papa ché­ri. Il y a tou­jours des jour­na­listes: pen­dant les crises éco­no­miques, pen­dant l’opulence, sous les dic­ta­tures, dans les démo­cra­ties… C’est une pro­fes­sion qui sait s’acclimater et s’adapter à toutes les situa­tions, à tous les cli­mats. Comme moi…»

Elle a déci­dé de deve­nir cor­res­pon­dante en Cali­for­nie d’un quo­ti­dien de réfé­rence suisse. Il faut juste que je lui paie l’avion, le loge­ment et le reste en atten­dant que le jour­nal débloque de son côté les cré­dits néces­saires. La situa­tion devrait être réglée en quelques mois, paraît-il. En atten­dant, elle a déjà com­men­cé à enquê­ter sur les plages en vue d’un grand dos­sier sur le bron­zage (avec com­pa­rai­son inter­na­tio­nale) et d’un autre concer­nant l’influence des UV sur les érec­tions des maîtres-nageurs (en fonc­tion des ori­gines eth­niques).

Plage et voiture
Prune enquête sur les plages cali­for­niennes. Sa voca­tion pour le jour­na­lisme dure­ra-t-elle plus d’un été?

Simon-Pierre, lui, s’apprête à par­tir à Ber­lin avec un ami de son groupe de jeunes pro­tes­tants fon­da­men­ta­listes. Ils ont déci­dé de prê­cher la morale chré­tienne dans les clubs gay de la capi­tale alle­mande. Du moment qu’ils le font dans la langue de Goethe, ça ne peut qu’être utile à leur culture, non? Pour œuvrer effi­ca­ce­ment à la conver­sion des homo­sexuels ber­li­nois, ils com­men­ce­ront par s’immerger quelques semaines dans le milieu. Ils s’exercent actuel­le­ment dans la chambre de Simon-Pierre: je les entends hale­ter et gémir. Quelle abné­ga­tion!

Cow-boys gay.
Simon-Pierre et son cama­rade se pré­parent à aller évan­gé­li­ser les homo­sexuels ber­li­nois. Gloire à Dieu!
(Pho­to de Bob Mizer, 1975, avec Nick Gyp­sy Rose et Blue Max Hens­ley)

Quant à Nadège, je la vois de moins en moins. Elle mène actuel­le­ment une croi­sade anti-islam, convain­cue que le ter­ro­risme est intrin­sèque à cette reli­gion. Elle fait donc la chasse aux femmes de ménage musul­manes dans notre entou­rage, per­sua­dée qu’un jour celles-ci met­tront des bombes dans les aspi­ra­teurs ou empoi­son­ne­ront nos bou­teilles de vin. Nous, nous sommes tran­quilles, la nôtre est Por­tu­gaise, mais bien de nos amis emploient impru­dem­ment de poten­tielles dji­ha­distes.

Assise sur des bouteilles.
Femme de ménage de reli­gion musul­mane empoi­son­nant de la bière dans la cave d’une vil­la du Gros-de-Vaud. Heu­reu­se­ment, Nadège Pochon veille au grain!

Et moi? C’est hor­rible, je n’ose vous l’avouer. Vous le savez, j’étais deve­nu impuis­sant suite aux cui­santes défaites élec­to­rales de nos cama­rades fran­çais. C’était une sorte de deuil. Et puis, je me suis aper­çu qu’au sein de ma sec­tion locale du par­ti socia­liste, les his­toires de cou­che­rie étaient nom­breuses. C’est notre secré­taire qui m’a confié que notre pré­sident avait des rela­tions sexuelles avec la femme de notre porte-parole, qui lui-même en avait avec une de nos dépu­tées, dont le mari avait pris une maî­tresse chez les libé­raux-radi­caux…

Cela m’a pro­fon­dé­ment trou­blé, ce d’autant que notre secré­taire m’a fait clai­re­ment com­prendre qu’elle envi­sa­geait une rela­tion avec moi. Elle aurait vou­lu que nous le fas­sions là, tout de suite, sous le por­trait de Chris­tian Levrat. Mais le regard per­çant de notre pré­sident natio­nal m’a tota­le­ment inhi­bé. De retour à la mai­son, je me suis mas­tur­bé en pen­sant à Gisel­la, et des images d’orgie m’ont sub­mer­gé, met­tant en scène les cama­rades de ma sec­tion locale. J’ai honte. Et en même temps je suis exci­té comme jamais, alors j’ai encore plus honte. Faut-il que j’en parle à Nadège?

Partouze
Jacques-André fait des rêves de par­touzes socia­listes.

Des nouveaux venus à Lubric-à-brac

Catherine d'Oex et Jean-Gode Michel.
Diva inter­na­tio­nale, Cathe­rine d’Oex connaît la sexua­li­té sur le bout de la langue. Jean-Gode Michel, lui, est un tout à fait impro­bable por­no­logue. Vous allez notam­ment les décou­vrir  dans de sex­tra­va­gantes vidéos!

Dès le 14 juin, Lubric-à-brac accueille­ra deux nou­veaux contri­bu­teurs: Cathe­rine d’Oex et Jean-Gode Michel. Leur arri­vée sera fêtée à la gale­rie Humus à Lau­sanne. Venez-y!

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