Tête de nœud, baiser comme des robots, la bite en blanc

«Je suis très bour­geoise mais j’aime me mettre à l’aise pour lire l’Actu Q», nous écrit Marie-Julie, une lec­trice gene­voise.

«On a joui qua­si­ment en même temps, pro­dui­sant plein de buée», Romain, 25 ans, Tou­louse, dans le der­nier Union

Quelle forme à votre visage?

Les maga­zines dits «fémi­nins» sont des bur­qas idéo­lo­giques, je l’ai déjà écrit plu­sieurs fois sur ce site. J’aime bien taper sur le clou: «Quand la forme du visage révèle notre sexua­li­té», titre femina.fr. Ce genre de conne­ries com­mence tou­jours par «selon des cher­cheurs de l’université…» Ceux de Nipis­sing, au Cana­da, auraient éta­bli que «les hommes et les femmes jeunes qui ont un visage rond ou rec­tan­gu­laire, c’est-à-dire aus­si large que haut, auraient une vie intime plus exci­tante que les autres», mais que «les hommes ayant un visage rec­tan­gu­laire mul­ti­plie­raient les aven­tures sans len­de­main et seraient plus infi­dèles». Et celles et ceux qui ont des têtes nœuds?

- J’étais cer­taine qu’avec un aus­si beau visage tri­an­gu­laire vous n’hésiteriez pas à trom­per votre femme…

Ce ne sont pas les machines qui nous font perdre notre humanité     

Sur Slate, on apprend que «le busi­ness des robots sexuels est en plein boom. Aux Etats-Unis, en Europe ou en Chine, un nombre crois­sant d’entreprises mettent au point des “sex­bots” tou­jours plus réa­listes». Et l’article égrène toutes les bana­li­tés qu’il y a à dire au sujet des robots et de la peur de la déshu­ma­ni­sa­tion qu’ils vont pro­vo­quer. Maïa Mazau­rette a écrit un excellent article à ce sujet dans Le Monde, «Le grand rem­pla­ce­ment des humains par des sex­toys est-il en cours?», où elle dit notam­ment: «seul quelqu’un qui se prend pour un pénis peut avoir peur d’être rem­pla­cé par un pénis arti­fi­ciel, seuls ceux qui ont une sexua­li­té machi­nale se com­parent sérieu­se­ment aux machines, seuls les han­di­ca­pés du sen­ti­ment, des petites atten­tions et de l’estime de soi peuvent craindre la concur­rence d’une intel­li­gence arti­fi­cielle. Dans ces condi­tions, ce n’est pas notre tech­no­lo­gie ou notre ave­nir qui manquent d’humanité: c’est une cer­taine vision de la sexua­li­té mas­cu­line.» De la sexua­li­té mas­cu­line ET fémi­nine, mais c’est tout ce que j’ai à ajou­ter.

Nos maris bai­saient comme des robots. Aujourd’hui, on jouit plus entre nous et avec nos sex­toys.

Pour se «sentir bien dans son maillot de bain»…

«L’éclaircissement du pénis rem­por­te­rait un suc­cès crois­sant chez les gays et trans thaï­lan­dais, qui font la queue devant les cli­niques spé­cia­li­sées», informe 360°, le maga­zine LGBT suisse (voi­là qui devrait lui valoir une nomi­na­tion au Grand Prix du Maire de Cham­pi­gnac). Il faut cinq séances pour don­ner à son zizi une belle cou­leur blanche et cela coûte envi­ron 650 euros. «“Je vou­lais me sen­tir bien dans mon maillot de bain”, témoigne un client du Lelux Hos­pi­tal au micro de la BBC». Une rhé­to­rique un peu obs­cure. «Reste que la dépig­men­ta­tion géni­tale n’est pas sans risque, sou­ligne le Minis­tère de la san­té thaï­lan­dais, qui s’est fen­du d’une mise en garde. L’opération mène­rait à l’apparition de lésions, d’inflammations et de taches sur le sexe», conclu 360°. Cer­tains gays sont des cons comme les autres.

Tous les matins, Maria­no suce lon­gue­ment le pénis de Juan-Car­los dans l’espoir de le faire blan­chir.

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