Chatte poilue

Avoir la gueule de bois

Nous uti­li­sons tous les jours des expres­sions sans connaître leur ori­gine ni même par­fois leurs sens exact. Grâce au Petit Lubric illus­tré, sachons mieux de quoi l’on parle.

Ce n’est pas très agréable, mais avec le temps, on s’habitue. On peut même finir par trou­ver ça ins­truc­tif, encou­ra­gé à conti­nuer de boire avec excès. «Avoir la gueule de bois» est une expres­sion «qui remonte à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe (…) Lors d’une ivresse un tant soit peu exa­gé­rée, la per­sonne se réveille­rait le len­de­main avec la bouche aus­si sèche et dure que du bois», explique le site Expres­sions fran­çaises. Tan­dis que Wiki­pé­dia pré­cise: «Dans cer­taines régions fran­co­phones comme au Qué­bec ou en Bel­gique, on peut ren­con­trer le terme ‟xylo­sto­mia­seˮ pour dési­gner la gueule de bois. On trouve éga­le­ment ‟xylo­sto­mieˮ chez Alphonse Allais. Le terme ‟vei­sal­gieˮ, rare­ment uti­li­sé et syno­nyme de gueule de bois, vient du nor­vé­gien kveis, signi­fiant ‟incon­fort suc­cé­dant à la débau­cheˮ, et du grec algia ou ‟dou­leurˮ».

Illustrons l’expression

Chatte poilue
Maî­tresse Xénia aime bien que ses sou­mis débutent la jour­née en net­toyant avec leur langue les traces des débauches de la veille res­tées pri­son­nières de sa toi­sons et des plis de sa vulve.

En prin­cipe, le pas­teur Gaël Benoît devait pas­ser la Saint-Syl­vestre dans la famille d’un jeune membre du groupe de pro­tes­tants fon­da­men­ta­listes qu’il guide spi­ri­tuel­le­ment. Mais au der­nier moment, Simon-Pierre (le jeune membre) a annu­lé l’invitation, pré­tex­tant que tout le monde chez lui avait la gas­tro-enté­rite. Le pas­teur a donc déci­dé d’aller faire un peu de pro­sé­ly­tisme dans le café de son quar­tier. Un sym­pa­thique client lui a offert quelques (de nom­breux, en fait) verres de kirsch avant de l’inviter chez son amie, une cer­taine Maî­tresse Xénia, pour «bien célé­brer le pas­sage à l’an neuf». Le len­de­main, il ne se sou­ve­nait de rien lorsqu’il s’est réveillé, menot­té et tra­ves­ti en femme. Il avait très mal à la tête et au cul aus­si. «Vient me net­toyer la chatte, esclave!, lui a inti­mé Maî­tresse Xénia tout en siro­tant un drink. Pen­dant ce temps, mon Ray­mond va te décap­su­ler une nou­velle fois la ron­delle avec son gros cigare à mous­tache en te fouet­tant bien les fesses. Tu ver­ras, c’est bon contre la gueule de bois…» La nou­velle année n’a pas très bien com­men­cé pour le pas­teur Gaël Benoît.