La triste fin de Lionel le chien

Cette nou­velle de Slick Jones*, tra­duite de l’an­glais (amé­ri­cain), met en scène le détec­tive Pedro Cabre­ra, lequel a la par­ti­cu­la­ri­té de résoudre en par­tie ses enquêtes en fai­sant la sieste. 

Lio­nel le chien gisait devant l’en­trée de la luxueuse hacien­da, com­plè­te­ment immo­bile. L’a­ni­mal, un Grand Danois bien mon­té, parais­sait dor­mir, mais il était mort. Il avait été empoi­son­né durant la nuit. Un peu d’é­cume fiel­leuse se répan­dant de sa gueule entrou­verte jusque sur le gra­vier de l’al­lée en attes­tait.

Aux côtés de la dépouille, ayant mani­fes­te­ment per­du son habi­tuel flegme tout bri­tan­nique, l’ex­pa­trié Lord John Albert Res­ton, le maître du chien décé­dé, s’é­go­sillait. Il exi­geait en effet à grands cris que l’in­fâme assas­sin soit retrou­vé et châ­tié sans délai ni pitié.

Rom­pu par le cha­grin qu’il éprou­vait jus­qu’au tré­fonds de son âme tour­men­tée, le plus tel­le­ment aris­to­cra­tique sujet en exil de sa très gra­cieuse majes­té psal­mo­diait sans fin ses regrets. Des tré­mo­los plein la voix, il cla­mait ain­si sa peine à être désor­mais pri­vé du plai­sir de sillon­ner la jungle alen­tour escor­té de son fidèle ami à quatre pattes. Sur­tout, il se lamen­tait de ce qu’il ne pour­rait jamais plus se dis­si­mu­ler avec son com­pa­gnon canin der­rière un épais four­ré pour goû­ter à un doux moment d’in­ti­mi­té bien méri­té…

Et c’est alors que tout se brouilla ! À l’ins­tant pré­cis où Lio­nel, le tou­tou tout exci­té, s’ap­prê­tait à grim­per son maître age­nouillé, pre­nant appui de ses grandes pattes sur le bas du dos du fré­tillant Lord John Albert Res­ton pour le sodo­mi­ser avec vigueur de sa longue et fine bite rosée, Pedro Cabre­ra se réveilla en sur­saut.

Une nou­velle fois, en recou­rant à son étrange don, le détec­tive pri­vé était par­ve­nu en l’es­pace d’une courte sieste à décou­vrir la véri­té.

Le mobile caché du crime lui ayant été révé­lé dans son som­meil, Cabre­ra n’a­vait eu aucune dif­fi­cul­té ensuite à démas­quer le cou­pable… Ou plu­tôt la cou­pable, car ce n’é­tait au final per­sonne d’autre que la jalouse Lady Vir­gi­nia Susan Res­ton, bles­sée dans son orgueil de femme mariée conti­nuel­le­ment délais­sée par son zoo­phile d’é­poux, qui avait fait le coup.

 

Slick Jones est aus­si l’au­teur de « Pedro Cabre­ra très à l’aise dans l’a­rène d’U­pe­ku­té », un hale­tant thril­ler très sexuel édi­té par les Edi­tions Lubric-à-Brac Pro­duc­tions, et que vous pou­vez com­man­der ici

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